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Les ancêtres du Père Noël - Voyage au cœur du mythe !

jeudi 24 décembre 2009, par soon7

Le Père Noël a-t-il une généalogie ? Les grands enfants que nous sommes peinent à y croire … Cependant, le Père Noël a peut être quelques ancêtres ou tout au moins quelques prédécesseurs. Voici un tour d’horizon insolite sur l’origine du mythe et son évolution, de Santa Klauss à Saint Nicolas. Une généalogie pas comme les autres…

Se réveillant le matin du 25 décembre pour découvrir, émerveillé, jouets et papillotes dans ses chaussures posées devant l’âtre, près du sapin, l’enfant remercie le Père Noël. Ce bon pépé généreux vient du dehors, de la nuit, du froid, se propulsant dans l’éther sur un traîneau magique. L’enfant, lui, est dans la maison chaude, protégé. Contraste.

· -Qui est le Père Noël ?

· -Papa et maman, dit une voix.

· -Archi-faux !

Si c’est mensonger, il faut donc chercher le vrai. L’enquête pour la manifestation de la vérité, comme dit le juge d’instruction, se dirige dans toutes directions, Mais c’est, bien sûr, vers la carte postale que l’on s’informe le mieux. La carte postale témoin du passé. Hélas, un passé relativement trop proche pour elle –qui flirte à peine avec les dix décennies –ne peut commenter les millénaires. Parce que le Père Noël est vieux, bien vieux, très vieux. Plus encore que ça !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il a beau être connu, ce sacré papa, personne ne sait exactement qui il est ! Le plus aimé et le plus errant des grands-pères est vraiment un personnage hors du commun !

Ses ancêtres païens

Sa lignée remonte aux prémices les plus archaïques de l’humanité. Ce donateur moderne émane des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes. Gargan, fils du dieu celte Bel, portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux. Dans le nord, le dieu Odin apportait des présents aux enfants sages tandis que la déesse Strenia d’où le mot « étrennes », patronnait les cadeaux que s’offraient les Romains pendant les Saturnales, ces grandes fêtes du solstice d’hiver. Vers le 22 décembre, la durée des nuits commence à décroître. Les anciens fêtaient longuement cette « Renaissance solaire ».

Ses ancêtres chrétiens

L’Eglise des débuts ne parvenait pas à combattre efficacement ces croyances profondément ancrées dans les populations. Elle imagina de les assimiler. Les églises chrétiennes s’édifièrent sur l’emplacement même des anciens temples païens. De nombreux saints prirent la place vacante des « défunts » dieux spécialisés. Parmi les nombreux saints donateurs (tels que sainte Barbe en Autriche, sainte Catherine en Catalogne, saint Martin, sainte Lucie, saint Thomas…), saint Nicolas acquit très vite une audience internationale : cet évêque du IVe siècle devint le patron des enfants en Hollande, Belgique, Allemagne, Russie, bref dans tout l’Est de l’Europe y compris le Nord et l’Est de la France.

Ancêtres fantastiques

Parallèlement à cette percée religieuse, une multitude de personnages magiques, également donateurs, s’enracinèrent dans les campagnes tel que Frau Holle en Allemagne, Tante Arie en Franche-Comté et dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel, Berchta en Bavière et au Tyrol, Befana en Italie, Olentzaro au pays Basque. Tout cela en compagnie de sorcières, fouettards, croquemitaines, loups-garous, ogres et ogresses de toutes natures destinés à entretenir la peur du surnaturel. Tous ces personnages donateurs étaient attendus avec autant de vénération que d’appréhension car ils disposaient potentiellement d’autant de pouvoir bénéfique que maléfique. « En l’espace d’un siècle, cette multitude de personnages donateurs trop papistes, trop religieux ou trop magiques, disparut progressivement d’Europe. Saints, vierges, fées, croque-mitaines, diables et sorcières venus du tréfonds de l’histoire et qui hantèrent l’enfance de nos ancêtres, s’enfouirent dans les ténèbres nous laissant comme unique rejeton…le Père Noël.